Saturday, January 29, 2011

Copenhague : Résoudre l’équation climat et développement Novembre 2009 Thomas Champigny, vice-président d’ISF

Du 7 au 18 décembre, Copenhague accueille la conférence des Nations Unies sur le changement climatique. Les dirigeants du monde entier doivent parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts pour donner une suite au protocole de Kyoto. Au-delà des résolutions sur la réduction de leurs propres émissions, les pays industrialisés devront s’engager à soutenir les pays du sud en situation d’injustice climatique. Explications.

Le Nord doit financer l’adaptation du Sud


Les pays en développement sont les plus sensibles aux impacts du changement climatique, ne possédant généralement pas les moyens techniques et financiers pour y faire face. Ainsi, un récent rapport de l’ONU(1) indique que la vulnérabilité de l’Afrique face au réchauffement climatique est plus conséquente que ce que l’on pensait auparavant. Sans changement de cap majeur, 30% des infrastructures côtières d’Afrique, notamment sénégalaises, gambiennes, égyptiennes et du Golfe de Guinée, risquent d’être submergées par la montée des eaux. 25% à 40% des habitats naturels d’espèces végétales pourraient disparaître d’ici 2085, tandis que le rendement des cultures céréalières baisserait de 5%.

Nous sommes donc face à une situation d’injustice climatique : les populations les moins responsables de cette crise en seront – et en sont déjà – les principales victimes. Car la majorité des gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère ont été émis par les pays du Nord pour asseoir leur développement ! 

L’enjeu de Copenhague est donc double : les pays industrialisés doivent diminuer drastiquement et immédiatement leurs émissions, mais aussi s’acquitter de cette dette écologique. Ils doivent ainsi aider les pays du Sud à s’adapter aux dérèglements du climat, par des financements et un soutien technologique approprié. Selon Oxfam International, 40 milliards d’euros par an au minimum seront nécessaires pour cela d’ici à 2020. Cette somme devra être additionnée à l’aide publique au développement, car les changements climatiques représentent bien un obstacle supplémentaire pour le développement des pays du Sud.


Rien sans un système de financement solide et démocratique


Si des engagements chiffrés sur l’atténuation des émissions et le montant des financements sont une priorité, il ne faut surtout pas laisser de côté les enjeux de gouvernance. Copenhague doit mener à la création de mécanismes juridiquement contraignants, différents du système de contributions volontaires du Protocole de Kyoto qui n’a réussi ni à générer des fonds suffisants ni à les allouer de manière équitable. L’enjeu étant planétaire, on est au cœur du problème de mise en place d’une démocratie mondiale, qui soit à même de faire primer l’intérêt de l’Humanité face aux intérêts particuliers des États. Des garanties de représentation doivent notamment être données aux pays du Sud. Un fonds mondial pour le climat doit être mis en place sous l’égide de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CNUCCC), sans ingérence des institutions non représentatives que sont la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international. 


Abderrahim Qanir
www.qanir.com





Copenhague : Résoudre l’équation climat et développement Novembre 2009 Thomas Champigny, vice-président d’ISF

Du 7 au 18 décembre, Copenhague accueille la conférence des Nations Unies sur le changement climatique. Les dirigeants du monde entier doivent parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts pour donner une suite au protocole de Kyoto. Au-delà des résolutions sur la réduction de leurs propres émissions, les pays industrialisés devront s’engager à soutenir les pays du sud en situation d’injustice climatique. Explications.
Saint-Louis, Sénégal
Photo ISF Nord

Le Nord doit financer l’adaptation du Sud


Les pays en développement sont les plus sensibles aux impacts du changement climatique, ne possédant généralement pas les moyens techniques et financiers pour y faire face. Ainsi, un récent rapport de l’ONU(1) indique que la vulnérabilité de l’Afrique face au réchauffement climatique est plus conséquente que ce que l’on pensait auparavant. Sans changement de cap majeur, 30% des infrastructures côtières d’Afrique, notamment sénégalaises, gambiennes, égyptiennes et du Golfe de Guinée, risquent d’être submergées par la montée des eaux. 25% à 40% des habitats naturels d’espèces végétales pourraient disparaître d’ici 2085, tandis que le rendement des cultures céréalières baisserait de 5%.

Nous sommes donc face à une situation d’injustice climatique : les populations les moins responsables de cette crise en seront – et en sont déjà – les principales victimes. Car la majorité des gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère ont été émis par les pays du Nord pour asseoir leur développement ! 

L’enjeu de Copenhague est donc double : les pays industrialisés doivent diminuer drastiquement et immédiatement leurs émissions, mais aussi s’acquitter de cette dette écologique. Ils doivent ainsi aider les pays du Sud à s’adapter aux dérèglements du climat, par des financements et un soutien technologique approprié. Selon Oxfam International, 40 milliards d’euros par an au minimum seront nécessaires pour cela d’ici à 2020. Cette somme devra être additionnée à l’aide publique au développement, car les changements climatiques représentent bien un obstacle supplémentaire pour le développement des pays du Sud. 


Rien sans un système de financement solide et démocratique


Si des engagements chiffrés sur l’atténuation des émissions et le montant des financements sont une priorité, il ne faut surtout pas laisser de côté les enjeux de gouvernance. Copenhague doit mener à la création de mécanismes juridiquement contraignants, différents du système de contributions volontaires du Protocole de Kyoto qui n’a réussi ni à générer des fonds suffisants ni à les allouer de manière équitable. L’enjeu étant planétaire, on est au cœur du problème de mise en place d’une démocratie mondiale, qui soit à même de faire primer l’intérêt de l’Humanité face aux intérêts particuliers des États. Des garanties de représentation doivent notamment être données aux pays du Sud. Un fonds mondial pour le climat doit être mis en place sous l’égide de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CNUCCC), sans ingérence des institutions non représentatives que sont la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international.






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ISF Paris Centre se mobilise pour transformer les formations d'ingénieur Décembre 2008 Isabelle Moreau, coordinatrice du projet

Dans le cadre du projet « Transformons les formations » de la fédération ISF, quatre groupes ont commencé à mener des actions en 2008 (ISF Compiègne, Paris Centre, Nord, et Rennes) et poursuivront leur travail en 2009. L’objectif est de pousser les écoles d’ingénieurs à inclure les enjeux énergétiques dans leurs formations : culture générale, savoir-faire technique, mais surtout citoyenneté et responsabilité des ingénieurs. Résumé des actions menées par ISF Paris Centre.
Flickr - cap21photo - cc

De fortes attentes des élèves


Tout d’abord, des questionnaires ont été distribués aux élèves, une partie lors d’une soirée de sensibilisation (fi lm et débat), le reste dans les classes. L’analyse montre que parmi les 82 étudiants ayant répondu, 34 % n’ont encore jamais assisté à une conférence ou un débat sur les questions de développement durable liées à l’énergie ou à l’environnement. Pour 84 % de ces étudiants, les questions relatives à la gestion de l’énergie devraient pourtant faire partie intégrante du cursus d’ingénieur. Agir sur les cursus semble donc une action pertinente. 

Concernant les thématiques, c’est la technique qui prime : 89% des élèves sont intéressés par les systèmes d’énergie renouvelable, 82 % par l’état des réserves et ressources, 77 % par les techniques du bâtiment et 76 % par l’optimisation énergétique. Si le thème des enjeux socio-économiques et politiques des énergies renouvelables n’arrive qu’en 4ème position, il intéresse 76 % des répondants. Les questions de l’environnement dans l’aménagement, les lieux de prises de décisions dans ce domaine et l’éthique générale intéressent près des deux tiers des élèves interrogés. Les sujets liés aux sciences humaines et à l’éthique ne sont donc pas les priorités des étudiants en matière d’énergie, mais ils n’y sont pas indifférents. 


Une direction intéressée mais attentiste


L’interview du directeur des études de la filière Sciences de la terre à Polytech’Paris-UPMC fait ressortir sa conviction quant à la nécessité d’enseigner le développement durable dans l’école, non seulement pour des raisons d’insertion professionnelle des jeunes ingénieurs, mais aussi vis-à-vis de la Commission des titres d’ingénieurs. Un rendez-vous avec la vice-présidente de l’école a permis de préciser les démarches administratives pour la mise en œuvre de nouveaux modules. Un dossier solide doit être monté, avec le nombre d’heures, les intervenants, et le contenu. Ce dossier est étudié par le conseil d’administration qui se tient deux fois par an, en novembre et fi n avril. S’il est accepté, le CA obligera les directeurs d’études à l’ajouter à la formation. Reste à identifier des porteurs pour les nouveaux modules dans l’équipe enseignante. Il est envisagé de déposer un dossier en avril 2009, afin d’obtenir l’ouverture de l’enseignement à la rentrée 2009..





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Les actions d'ISF autour des énergies renouvelables Novembre 2009 Ximena Rodriguez, stagiaire équipe accompagnement

L’engagement des groupes ISF autour de la promotion et de la mise en place d’énergies renouvelables est croissant. Tour d’horizon des projets actuels.

Sensibiliser et former aux énergies renouvelables au Sénégal


Ces deux dernières années, ISF Lyon et l’ADOS(1) ont travaillé en partenariat sur un projet d’éco-construction d’un centre de formation aux énergies renouvelables au Sénégal : la Maison du Thiangol. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large de développement durable concernant la rénovation hydraulique du bassin versant Thiangol Mangol, programme mené par la Communauté de Communes du Val de Drôme (CCVD) et la Communauté Rurale de Sinthiou Bamambé (CRSB) au Sénégal. 

La Maison du Thiangol a pour principale finalité d’être un centre d’apprentissage et de formation pour lutter contre les phénomènes de ravinement et d’érosion qui existe le long du Thiangol. Elle est conçue comme un lieu de démonstration des techniques mises en oeuvre sur le terrain et d’échange entre les différents acteurs locaux et internationaux. Elle jouera également le rôle de point d’information et de sensibilisation des acteurs locaux et des autorités concernant l’utilisation d’énergies « alternatives ». Elle hébergera aussi un service technique communautaire qui assurera le suivi et l’encadrement techniques des actions. Il s’agit aussi d’impulser les activités économiques au niveau local. 

Dans le cadre de ce partenariat, ISF Lyon a réalisé dans un premier temps un état de l’art en matière d’éco-construction et de gestion renouvelable de l’eau et de l’énergie dans le bâtiment. En 2008, une mission a permis de préciser les attentes des acteurs locaux, de recueillir des données locales et de confronter les pistes trouvées au terrain. Suite à cette mission, ISF Lyon a proposé un guide d’aide à la décision technique pour la maîtrise d’ouvrage. La Semaine de la solidarité internationale a été une occasion pour le groupe de présenter cette initiative au Nord. 

Aujourd’hui, l’action d’ISF Lyon dans le projet Maison du Thiangol est arrivée à son terme. Les résultats des études réalisées par le groupe seront capitalisés par l’ADOS et transmis à l’association sénégalaise La Voûte Nubienne en charge de la maîtrise d’ouvrage. Le partenariat n’est pas fi ni pour autant : l’ADOS a proposé au groupe de s’engager dans un nouveau projet pour 2009. 


Autres projets dans le domaine de l’accès à l’énergie


Depuis 2006, ISF Toulouse travaille en partenariat avec l’association CODEV Occitanie sur un projet d’installation de panneaux solaires dans la vallée de Jacmel au sud d’Haïti. Actuellement, le groupe mène une enquête auprès du partenaire local CROSE pour recueillir les attentes vis-à-vis du projet et les facteurs socioculturels à prendre en compte pour sa réalisation. 

Cette année, ISF Paris Sud a démarré un partenariat avec Initiative & Développement et Tech-Dev pour promouvoir la technologie du biogaz en Afrique. Une première mission est prévue cette année pour réaliser une étude préalable sur les facteurs de succès et les barrières pour un tel projet. ISF Nantes et la Coopération Atlantique Guinée 44 ont initié un partenariat autour de l’accès à l’énergie en Guinée..



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Énergies renouvelables et sobriété énergétique: conférence d'ISF Toulouse Novembre 2010 ISF Toulouse

Dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale et de l’engagement d’Ingénieurs sans frontières sur la thématique de l’accès à l’énergie, le groupe ISF Toulouse organisera le 17 novembre une conférence intitulée : Énergies renouvelables et Sobriété énergétique : quels défis pour leur diffusion ?

Dans les discours, un consensus émerge pour dénoncer le modèle énergivore de nos sociétés de consommation et pour promouvoir la diffusion des énergies renouvelables et la maîtrise de la demande d'énergie. En effet, les signes des dommages infligés à l'environnement (changement climatique, pollution, déclin de la biodiversité...) sont de plus en plus visibles.

L'énergie n'est pas la simple affaire de spécialistes. Les choix en ce domaine façonnent la société. La production d'énergie par lesbiocarburants fera l'objet d'une présentation avec Gérard Goma qui nous dévoilera les enjeux qui leur sont associés. Par ailleurs, loin des systèmes de production, l'électricité paraît inépuisable et son usage est banalisé. Ainsi, les discours de principe sur la nécessité de réduire lesgaspillages d'énergie sont rarement traduits en actes. Au-delà des simples discours culpabilisants à l'égard des acteurs en présence (professionnels du bâtiment, consommateurs...),  Marie-Christine Zélem  nous expliquera pourquoi les politiques de maîtrise de la demande d'énergie rencontrent un écho si limité. Ces politiques sont-elles réellement adaptées? Comment infléchir durablement les comportements? 



Énergies renouvelables et Sobriété énergétique : 
quels défis pour leur diffusion?
Conférence/ Questions
Mercredi 17 Novembre 2010
Salle du Sénéchal
17 rue de Rémusat
31200 Toulouse





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De l'école d'ingénieur au militantisme - propos recueillis par Simon Paye, coordination nationale

Aujourd’hui sous les feux de la rampe depuis la sortie de son livre « Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée », Samuël Foutoyet nous révèle son parcours. Ou plutôt, son odyssée. Depuis ses premières collaborations avec ISF, il a traversé des milieux professionnels et associatifs des plus divers. Une trajectoire semée d’expériences aussi riches est à faire pâlir les ingénieurs les plus éclectiques. L’éclectisme : n’est-ce pas là un des traits de l’ingénieur citoyen ?
Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, Samuël Foutoyet
Edition Tribord, 160 pages, 2009

ISF - Quel a été ton parcours à ISF ?


Samuël Foutoyet - Je suis entré à ISF en intégrant l’INP de Grenoble, en 2000. Les rencontres et la vie associative m’attiraient. J’y ai fait d’abord des actions autour du commerce équitable. Puis j’ai rejoint le programme « Ingénieur citoyen » nouvellement lancé par ISF. Une invitation à réfléchir : quelles sont les conséquences sociales du métier d’ingénieur ? Quelle cohérence entre notre profession et nos idéaux ? À qui profite la technique dans une société capitaliste ? Autant de questions absentes de nos formations. 

Nous avons créé le Bureau des Humanités, association militant pour introduire des ateliers d’esprit critique, de sociologie ou d’écologie dans notre école. Nous avons obtenu quelques résultats. Nous avons aussi créé des week-ends de réflexion, avec des formes originales : théâtre, simulations… Je raconte ces expériences dans un rapport écrit en 2003, complété par une brochure en 2005(1).


ISF - Ingénieur de formation, comment en es-tu arrivé à une carrière dans le monde associatif ?


S.F. - Une fois mon diplôme en poche, j’ai travaillé plusieurs années comme ingénieur, en tant que responsable d’exploitation à la Générale des Eaux. Je voulais comprendre les dessous du capitalisme, je n’ai pas été déçu…(2) Écœuré par les pratiques de mes employeurs, j’ai démissionné et pris une année sabbatique. Une année de libération ! Du temps pour penser, vivre plus sereinement, remplacer un gros salaire par une grande richesse sociale. Cette année-là, j’ai découvert le livre « La Françafrique » et rencontré son auteur, François-Xavier Verschave. J’ai rejoint l’association Survie, dont je suis devenu salarié. Je me suis aussi lancé dans Les Renseignements Généreux, petite maison d’édition de brochures pédagogiques.

Pour écrire ce premier livre (ndlr : voir encadré), j’ai enquêté pendant un an sur les réseaux Sarkozy et Pasqua : sur Areva, EADS, Bolloré, l’Armée française en Afrique… J’en sors changé, tant la réalité dépasse l’imagination. 


ISF - Quels sont les projets dans lesquels tu es engagé actuellement ? Te sens-tu toujours ingénieur ?


S.F. - En ce moment, nous concevons un projet d’agriculture biologique avec des amis. J’aimerais devenir « paysan militant » : paysan pour l’autonomie et la relocalisation de l’économie ; militant parce que face aux crises sociales, économiques et environnementales - et le pire reste à venir - il me semble raisonnable de s’engager dans l’action politique.

Je me sens toujours ingénieur dans le sens où j’essaye d’aborder mes engagements avec rationalité et efficacité. Il me semble rationnel, lorsqu’on étudie la situation actuelle, d’entrer en résistance. Développer les médias alternatifs, lutter contre les politiques injustes, modifier nos modes de vie, relocaliser l’économie… Pour notre avenir et celui de nos enfants, il y a tant à faire !.












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